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Pour une dynamique territoriale

Conclusion par Lionel Roucan,

vice-Président du Conseil Régional Auvergne

(...) "Comment optimiser l’argent public ?
Il faut créer l’environnement qui permettra à des gens de venir : on va faire confiance à l’initiative locale ? Qu’est-ce qui peut intéresser les gens à venir chez nous ?

Les gens viennent parce qu’ils ont envie.
Les politiques n’ont pas de prise là-dessus.
Faire rentrer quelqu’un chez soi, c’est difficile.
L’inventaire du territoire a été fait avec le Limousin.

Dans l’environnement on trouve l’accueil, circulation, carte scolaire, carte de santé…
La Région est responsable :
- Des trains TER (l’Etat s’occupe des infrastructures) mais il va falloir changer en effet pour les transports ferroviaires il va falloir créer un maillage fin des transports pour les enfants et les parents par exemple.
- Du numérique : activité économique - tout est fait pour des gens actifs à hauts revenus ; est-ce que les territoires ruraux sont prêts à cet accueil - point fort pour la socialisation ?
- De l’accès aux services publics.

La densité de population est de 51 habitants /km2, est-ce un atout ou une faiblesse ?

Fabriquer un environnement propice à l’accueil, c’est avoir une dynamique d’ouverture du territoire et non un simple attrait par la valorisation de ce que possède le territoire.
L’accueil a toujours été pensé comme un accueil d’actifs, pourtant, la question des retraités doit être prise en compte, car ils sont une vraie richesse.
Les nouvelles familles : la représentation de la famille en milieu rural reste traditionnelle et il est difficile de voir se mettre en place d’autres pratiques familiales, une nouvelle place de la femme, etc. Il y a trop peu de travailleurs sociaux, d’aides…

Transposer cette vision en une vision d’avenir : Aujourd’hui, on change nos critères d’appréciation des territoires, notamment en travaillant avec la CRES. La région a questionné les indicateurs qu’elle utilisait et a trouvé des indicateurs plus proches de ceux de l’UNESCO, notamment des indicateurs qui mettent en avant le bonheur et l’utilité des services. Ces indicateurs portent en eux une valeur même si celle-ci n’est pas quantifiable.
Exemple : Bonheur Intérieur Brut (B.I.P.) : n° 3 des 26 régions derrière la Bretagne et les Landes mais avant-dernier pour le PIB
C’est une manière d’anticiper ses potentialités : c’est vraiment un travail d’élus ! Il faut mettre en place d’autres moyens de travailler ensemble."


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