de la Communauté de Communes de l’île d’Oléron, est intervenu sur « Les apports de la participation des habitants dans le développement et l’attractivité des territoires. »
"Evolutions dans la prise en charge de l’enfance et de la petite enfance. Sa fonction d’élu local lui permet aujourd’hui de considérer ce domaine sous de multiples angles (bâtiments, aménagements, améliorations, services et niveaux de services, etc.) et d’en mesurer l’importance. L’élu a en charge les négociations et les arbitrages. La place de la petite enfance (P.E.) s’avère très importante dans la vie sociale et collective. Elle est liée à l’organisation du travail et des transports, notamment.
En outre, on a affaire aujourd’hui à un vocabulaire qui soulève beaucoup de nuances :
« offre » est aujourd’hui dans le domaine de l’indispensable, mais relève également d’un vocabulaire technique et économique. Il correspond à tout dimension sociale qui n’est pas restituée pour parler des services.
« attractivité » : soulève la question de la qualité de vie, mais relève également de représentations multiples : emplois, environnemental-paysager (villages pittoresques), services de plus en plus présents dans le développement territorial. L’attractivité repose sur l’image avant tout, sur l’idée qu’on se fait d’une qualité de vie d’un territoire. Cette notion est potentiellement très sujette à déception. Elle relève d’une double dimension objective et subjective qui sous-tend la question de la communication comme indispensable. Pourtant, les décalages sont nombreux entre l’imagination de l’attractivité et la réalité qui en découle.
L’attractivité est d’une part donnée (par des conditions géographiques par exemple, telles que l’héliotropisme). D’autre part, cette notion est construite par des acteurs pouvant se mobiliser pour agir sur des facteurs d’attractivité, sans seulement s’appuyer sur la communication « gratuite ».
Elle renvoie alors à la notion de projet de territoire (cadre que se donnent les acteurs pour garantir la cohésion de l’action, afin que chacun puisse agir).
« Développement territorial » (autrefois développement « local ») : Avant tout caractérisé par la question de l’implication des acteurs. Ces derniers doivent définir les actions et les porter. Le développement territorial porte sur la valorisation des ressources locales (et humaines).
Le but est d’identifier les potentiels territoriaux pour les mettre en valeur. On cherche une cohérence derrière la notion de gestion intégrée.
« Gestion intégrée » : prise en compte des interactions entre les projets, entre les différents domaines d’intervention et les actions des institutions.
Cela permet de chercher la mise en cohérence des intérêts de chacun. Exemple à l’Ile d’Oléron : activités de pêche qui ne prennent pas du tout en compte les activités terrestres qui leur sont liées. Dans le domaine de la petite enfance, la cohérence entre les logements et la capacité d’accueil de la petite enfance relèvent donc de l’intégration. Et on s’aperçoit in fine que tous les domaines de la collectivité vont être concernés. Le défaut d’intégration est alors très fréquent."
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