( Déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité de l’Aveyron)
En 1994, lors d’un travail mené avec l’ACEPP, constat que le Sud Aveyron est attractif, mais les jeunes couples ne s’installaient pas à Millau même, sinon dans la petite couronne, sans aucun mode d’accueil. La mobilisation entre parents, bénévoles et élus s’est alors développée.
Un projet de territoire doit être à la conjonction de trois intérêts :
Celui des habitants et notamment des femmes, pour les modes d’accueil
des enfants, afin de concilier vie de famille, emploi, formation et mobilité. De nouveaux espaces doivent être recherchés pour laisser libre cours à la solidarité. Les femmes porteuses d’initiatives et d’activités qui semblent au départ anodines, mais qui s’avèrent importantes pour d’autres acteurs de la vie locale, notamment les élus (exemple du chemin de promenade, progressivement balisé).
On arrive à générer un projet qui concerne beaucoup d’acteurs différents. Le problème est la différence de temps de réalisation des projets entre les élus, les bénévoles et les acteurs extérieurs.
L’accompagnement des femmes doit être spécifique, mais intégré dans une démarche plus globale, avec le développement de services, dans un espace clairement identifié.
La gestion des temps de vie : 3h48 de temps familial pour la femme, contre 1h50 en moyenne pour l’homme. La notion de rééquilibrage prend alors son sens.
Pour l’ensemble des mesures conjointes, les projets sont plus efficacement pris en compte si les temporalités se rejoignent. Le fait d’avoir de plus en plus de femmes élues est bénéfique pour les problématiques d’aménagement de l’espace.
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